Sortir du doute pour mieux décider

Nous prenons des centaines de décisions par jour, sans y penser, sans même en avoir conscience. Il arrive parfois que ce processus se grippe. Nous bloquons, nous hésitons et nous différons la décision, ou nous la prenons dans le stress ou l’inquiétude.

Trois facteurs empêchent une prise de décision rapide, facile et sereine :

1er facteur : Nous sommes confrontés à un dilemme moral ou éthique.

Imaginez un voyage en voiture. Soudain une poule et un chat traversent la route, chacun dans un sens. Il est trop tard pour s’arrêter et impossible de faire une embardée, sauf à finir au fossé. Que faire ? Écraser le chat ? Ou la poule ? Ou encore, risquer votre sécurité et celle de vos passagers en sortant de route ? Il n’y a pas de bonne solution. Sur quelles valeurs allez-vous faire reposer votre choix ?

2e facteur : Nous manquons d’information sur le contexte, les données sur la situation et les options à prendre sont lacunaires.

Poursuivons notre voyage. Imaginez qu’à un carrefour, 2 panneaux routiers vous indiquent la même direction, l’un en traversant un village, l’autre en le contournant. La traversée du village est certainement plus directe, mais la circulation est-elle facile ? Est-ce jour de marché ? Y-at-il des embouteillages ? Le contournement est certainement plus fluide mais de combien de kilomètres et donc de temps le parcours est-il allongé ? Comment choisir la meilleure option ?

3e facteur : Nous n’avons pas la possibilité d’apprécier toutes les conséquences de notre prise de décision.

Si votre objectif est de minimiser votre consommation, ou l’usure de la voiture, vaut-il mieux couper par le centre du village ou contourner celui-ci ? Le trajet par le centre vous obligera peut-être à freiner et réaccélérer à plusieurs reprises, augmentant ainsi votre consommation. Le contournement, plus long mais plus fluide est peut-être préférable. Comment mesurer tous ces effets pour éviter de tomber en panne sèche ?

Il est en général facile de dépasser les 2 premiers obstacles. En ne transigeant pas avec vos valeurs et en prenant le temps de rassembler les éléments d’informations dont vous avez besoin.

Le 3e facteur est plus difficile à intégrer au quotidien : dans nos environnements complexes, il est souvent impossible de penser à toutes les conséquences directes ou indirectes de nos choix.

Savoir faire confiance à son intuition

Les neurosciences le démontrent : notre cerveau a une capacité de traitement de l’information infiniment supérieure à la seule pensée consciente. En s’ouvrant à son intuition, on mobilise cette ressource personnelle, souvent oubliée ou dont on se méfie.

Que ce soit en méditant, en travaillant avec un coach ou en prenant le temps de s’arrêter, le principe est toujours le même : prendre du recul et créer une distance, un espace pour laisser advenir au niveau conscient ce que vous savez déjà au plus profond de vous-même.

Les méthodes sont innombrables. La pensée chinoise nous en propose une formidable : le Yi Jing (Classique du Changement). Travailler avec le Yi Jing permet de se poser, de prendre du recul, de porter un regard différent sur le sujet qui vous préoccupe.

Découvrez en cliquant sur ce lien comment mieux connaître votre processus de décision et comment être accompagnés si vous êtes confronté à un choix compliqué grâce à la méthode ALFE, développée par Eric Alexandre et Frédéric Lambin.

https://vimeo.com/343665100/50328dff31,

Laisser un commentaire